Pierre Vallé, pêcheur de coquilles Saint-Jacques au Tréport


Pierre, la pêche de père en fils

Depuis son enfance, Pierre navigue. La mer, il la connaît depuis ses 8 ans, quand il partait pêcher avec son père et son grand-père avant lui. À 16 ans, il confirme qu’il veut en faire son métier et reprendre le bateau de son père, un bateau qui lui est même dédicacé : Tcho Pierre. Ses parents et ses professeurs tentent de l'en dissuader. La mer, c’est dur, c’est dangereux. Tous essayent de le pousser à continuer ses études. Peine perdue, la mer l’appelle. Il sera coquillard.

Au Tréport, son port d’attache, Pierre pêche la coquille Saint-Jacques pendant la pleine saison, entre octobre et mai. Protégé par les falaises de la côte d’Albâtre, sur la bande côtière de Craie, Pierre se sent en confiance. Armer les bateaux pour la saison, vibrer dans l’agitation du port, trier les précieuses coquilles sur le pont après les traits en mer et enfin décharger les caisses du trésor normand. Pierre vibre pour la coquille Saint-Jacques de Normandie.


La coquille Saint-Jacques : trésor des côtes normandes

La Normandie est la première région de pêche française de la Coquille Saint-Jacques. Depuis Le Tréport jusqu’à la Baie de Granville, ce fruit de mer sauvage trouve sur le littoral normand les conditions idéales à son développement : profondeur, température et profusion de plancton. Résultat ? Une noix parfaitement coraillée, une belle taille et une qualité qui l’ont vite placée au rang de meilleure coquille française. Entière, on l’apprécie pour sa finesse et son goût presque sucré. Ultra fraîche, on la déguste facilement en tartare ou snackée sur une plancha.

Très réglementée, la pêche à la coquille Saint-Jacques est pratiquée sur une durée limitée et en fonction de l’ouverture progressive des zones de pêches. Des engagements et des mesures qui assurent la préservation de cette ressource normande.